On en parle depuis au moins deux ans, et Driss Jettou avait même, peu avant la fin de son mandat, programmé de le mettre en place : il s’agit de l’horaire d’été. L’Office national de l’électricité (ONE), lui, a fait du passage à GMT + 1, un des axes de son programme de réduction de la consommation d’électricité, depuis 2006 déjà. Mais la décision, qui relève bien évidemment de l’autorité gouvernementale, tardait à venir.
Cette fois sera-t-elle la bonne ? Amina Benkhadra, ministre de l’énergie et des mines, assure que la mesure interviendra bientôt et la décision sera annoncée dans les tout prochains jours. Le schéma vers lequel on se dirige, selon Mme Benkhadra, est celui d’un GMT +1 à mettre en place, à titre d’essai, à partir du 1er juin 2008 et qui prendrait fin le 30 septembre. A l’issue de cette période d’essai de quatre mois, une évaluation du système sera faite pour décider soit de son extension à toute l’année, soit de son application en été seulement, soit de son abandon.
A l’instar de ce qui se pratique un peu partout, l’horaire GMT +1 (ou +2 comme en France pendant l’été), génère d’importantes économies d’énergie. Il faut rappeler à cet égard que c’est à la suite du choc pétrolier de 1974 que la France, par exemple, avait décidé d’instituer l’horaire d’été (GMT + 2) et l’horaire d’hiver (GMT + 1), avec comme objectif de réaliser des économies d’énergie en réduisant les besoins d’éclairage notamment. Et ceci en faisant correspondre les heures d’activités avec les heures d’ensoleillement. L’évaluation réalisée en France du système GMT + 2 en été et GMT + 1 en hiver avait montré que le pays économisait entre 0,7 à 1,2 twh (térawattheure), soit, pour faire simple, entre 700 millions et 1,2 milliard de kwh.